Sebastien Capette
mercredi, 04 novembre 2009

Forza 3 déboule en force

Turn 10 revient en force avec sa dernière simulation de référence sur Xbox 360 : Forza Motorsport 3 hisse la barre à un très haut niveau.
Les simulations automobiles se bousculent rarement sur l’étalage des magasins. Il faut dire que ce type de jeu est l’un des plus difficiles à réaliser, pour peu que l’on veuille créer un soft digne de ce nom. A ce petit jeu, Turn 10 n’en est plutôt bien sorti car la série Forza n’a cessé d’évoluer au cours des différentes itérations, sur Xbox d’abord et sur Xbox 360 ensuite. Qu’en est-il pour cette version ?
420 voitures, 53 constructeurs et une vingtaine de circuits. Le décor de ce troisième opus est planté. Au démarrage du jeu, vous avez le choix de commencer une carrière ou d’aller dans le mode libre. Nous n’allons pas trop nous attarder sur ce mode qui propose, comme son nom l’indique, de jouer sur tous les circuits au volant de toutes les voitures présentes sur le DVD. Là où ca se corse, c’est dans le mode carrière. Une fois votre première voiture sélectionnée, vous devrez choisir une compétition. Celle-ci consiste en l’étalement de plusieurs courses (généralement 3 ou 4) sur une semaine. Une fois celle-ci terminée, vous aurez à courir une manche d’un championnat organisée au terme de la semaine. Une fois la semaine terminée, vous serez à nouveau amené à choisir une compétition et ainsi de suite. Ce mode d’évolution vous empêche de passer d’un championnat à l’autre et prolonge dès lors la durée de vie du jeu. Après chaque course, vous serez bien évidemment récompensé par des crédits ainsi que par des points d’expérience. Plus vous obtiendrez des points, plus vous aurez accès à des catégories de haut niveau.
Visuellement presque au point.
Graphiquement parlant, Forza 3 fait un sacré bond par rapport à son aîné. Les voitures sont très bien modélisées (au contraire des intérieurs, vraiment faits à la va-vite) et ne souffrent d’aucune comparaison par rapport à leur modèle réel. Techniquement par contre, c’est un peu moins bon. Le clipping est omniprésent (les ombres jouent à se montrer ou disparaitre) et l’alaising trop visible. Ces concessions se font au bénéfice d’un frame-rate jamais mis en défaut, sauf en écran splitté. Concernant les environnements, les textures de la piste impressionnent de circuit en circuit au contraire des rochers en plastique qui jonchent certaines pistes. Ce volet là est mi-figue mi-raisin dira-t-on mais heureusement, l’essentiel n’est pas là.
Un jeu plus accessible
La facilité d’accès aux courses a été amplifiée. Si l’on pouvait déjà régler la difficulté selon plusieurs paramètres de conduite, on appréciera ici l’option « mettre à niveau la voiture ». En choisissant cela avant une course, le jeu va effectuer lui-même les améliorations nécessaires à votre voiture en fonction du niveau de la course. Une possibilité bienvenue pour ceux qui s’emmêlaient les pinceaux entre les barres de transmission et autres disques d’embrayage. Que les puristes se rassurent, il est toujours possible d’améliorer pièce par pièce son automobile. Tant qu’à rester dans le volet personnalisation, les fanatiques de tuning pourront décorer leur bolide à coup de vinyles de toutes formes et autres stickers constructeurs. Ces petites améliorations nous poussent à ce constat : jamais un jeu Forza ne s’était autant orienté vers le grand public. L’évolution est intéressante même si parfois on va un peu trop loin. En atteste cette option redondante qui apparaît en pleine course. Pour peu que fassiez un écart de la piste, un bandeau apparaît en bas de votre écran et vous propose de revenir en arrière en pressant le bouton « back ». Vous pouvez ainsi revenir indéfiniment en arrière jusqu’à trouver la trajectoire idéale qui vous empêchera de sortir de la piste. Les puristes regretteront une telle facilité, même si rien ne les oblige à presser le bouton.
Et sur la route ?
Si une simulation se juge en partie par ses options de personnalisation, c’est surtout sur la piste qu’on veut voir comment la bête s’en sort. De ce côté-là, nous ne sommes pas déçus. Le jeu se pilote aussi facilement avec un volant qu’avec une manette. Les joysticks se montrent très précis et même plus précis que la croix directionnelle ! De leur côté, les voitures adoptent un comportement réaliste sur le bitume et les sensations de vitesse sont bien présentes une fois passé les catégories supérieures. Il y en aura toujours qui viendront dire qu’on ne se sent pas avancer à bord de bolides plus modestes, ce que l’on ne conteste pas. Les sensations sont sacrifiées au détriment d’un comportement irréprochable. Toucher un mur ou finir dans le sable vous sera directement sanctionné par vos adversaires. Les dégâts ont été améliorés même si on est encore loin d’un Dirt 2. Ceux-ci se limitent à des griffes ou des déformations de carrosserie, mais restent néanmoins assez crédibles dans l’ensemble.
En conclusion…
Forza Motorsport 3 pousse la barre un peu plus haut que son prédécesseur en termes de simulation automobile. Les fanatiques de réglages pointus seront aux anges et les néophytes apprécieront la main tendue vers un genre parfois difficilement maîtrisable. Forza Motorsport 3 est la référence du genre toutes consoles confondues. L’affrontement avec GT5 s’annonce passionnant.

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